Des sales gosses…c’est la première chose qui vient à l’esprit quand on regarde le parcours de ce gang de sudistes échappé du nouveau vivier freaks d’Atlanta (avec leurs potes de Deerhunter). Après des tournées partout dans le monde qui ont laissé une traînée d’urine et de crachats, un séjour sur la bande de Gaza, un album enregistré dans un bordel de Tijuana et une expulsion récente d’Inde pour nudité, les Black Lips accumulent les frasques pour le grand bonheur des amateurs de rock’n roll en manque de sensations…Au-delà des frasques, il y aussi de grandes chansons pop et une science de l’immédiateté qu’on n’avait pas vu depuis longtemps. Une décadence rafraîchissante à l’époque de Pete Doherty.